[Énergies renouvelables]

Lancement d’une société à capital risque en Rhône-Alpes

 

 

La région Rhône-Alpes a voté vendredi 25 octobre la création d'une société à capital-risque dotée de 9M€ de fonds publics et privés pour développer des projets dans les énergies renouvelables. Cette société à capital risque a pour objectif de financer une quinzaine de projets dans les trois ans à venir. "De par la forme prise par la structure, c'est une première en France", s'est félicité Jean-Jack Queyranne, président de la région. L’investissement (5M€ de la région, 4M€ de banques et organisations « vertes ») « permettra de générer 100 M€ » d’investissements totaux, a indiqué la région.
Le dispositif inclut la Banque Populaire des Alpes, la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes, le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes, Enercoop, Energie Partagée, GEG Energies Nouvelles, la NEF et la Caisse des Dépôts. EDF et GDF Suez étaient intéressés puis se sont retirés et n'ont pas voulu entrer dans le fonds.

La structure interviendra par prise de capital dans des sociétés portant des projets de territoires en lien avec les filières méthanisation, éolien, photovoltaïque, micro-hydraulique. "Face au ralentissement qui impacte ces filières et nuit à leur crédibilité, d'ailleurs sans raison car elles sont matures sur le plan technologique, il fallait que la région réagisse", précise Benoit Leclerc, vice-président délégué à l'énergie et au climat.

 

Le projet est-il trop ambitieux ? Selon l’opposition, "cela risque de dégénérer, on va encore créer une nouvelle usine à gaz et engager des fonctionnaires pour la gérer pour une efficacité qui reste à prouver".
A cela, Benoit Leclerc répond "les projets seront suivis et leurs dividendes réinvestis. Ce fonds d'investissement permet d'agir directement sur l'un des freins actuels au développement de ces filières, à savoir la frilosité bancaire".

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